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Vous êtes plutôt Facebook ou MySpace ?

Par • 21 décembre 2007 • Catégorie: Société

Le site de réseau social Facebook séduit de plus en plus les internautes français. Il est arrivé en trombe dans notre vie en ligne, supplantant au passage son concurrent MySpace. Au-delà de l’effet de mode, quel est l’intérêt de fréquenter les sites de réseaux sociaux, quels sont les dangers et lequel correspond le plus à votre profil ?

Les réseaux sociaux ont le vent en poupe au sein du grand public. Les deux principaux qui sont utilisés par les internautes français arrivent des Etats-Unis. Tout d’abord MySpace a défraîchi le terrain, regroupant les artistes en tout genre qui souhaitent présenter leur œuvre et tisser des relations. Le côté artistique est fortement présent sur MySpace jusqu’au point où il devient indispensable pour n’importe quel artiste, inconnu ou célèbre, de posséder un espace sur le site. Cependant, le site n’est pas réservé aux artistes, mais il en ressort une ambiance à forte connotation artistique.

Depuis un an, le concurrent Facebook monte en force sur le marché puisque l’année 2007 va se boucler avec près d’1 million de membres en France. Pourtant, le site n’a démarré qu’en 2004, mais l’ascension est fulgurante. Au départ, ce sont des étudiants d’Harvard qui ont créé le site, mais la portée dépassa rapidement le cadre de la prestigieuse université pour se propager au sein de la totalité du milieu étudiant américain et ensuite le reste du monde. Je n’ai absolument aucune idée des raisons qui font le succès du site, mais je suppose que c’est encore la puissance du bouche à oreille ou « buzz » (je commence vraiment à détester ce terme) qui est démontrée dans ce cas.
En premier lieu, il est possible de retrouver sur Facebook les étudiants et les jeunes actifs urbains de niveau social élevé. La tendance principale sur le réseau social est de se regrouper par affinités dans des groupes dédiés. Une grande divergence avec l’habitude des communautés sur le Web est l’affichage de la véritable identité. C’est fini de s’abriter derrière un pseudo et un avatar puisque c’est son vrai visage et sa véritable identité qui est couramment affichée. Ce facteur joue peut-être dans l’idée que Facebook possède la particularité de présenter des membres désinhibés. Le contact est encore plus facile que dans la plupart des systèmes communautaires connus. Le site connaît une certaine popularité parmi les enfants de personnalités ou célébrités nationales et cela ne fait qu’aider un peu plus le « buzz ». Pour passer rapidement sur les fonctionnalités, les créateurs se sont vraiment tracassés à mettre en place des services qui vont occuper l’utilisateur afin qu’il passe le plus de temps possible sur le site. C’est vrai qu’il est tout à fait possible de passer une journée entière sur le site sans décrocher. La poutre centrale de Facebook est le tableau de bord général de votre activité sur le site qui permet à vos connaissances de suivre vos actions principales.

En passant, sur le plan économique, tout va bien pour les fondateurs puisque Microsoft vient de faire un chèque de 240 millions de $ à la société contre 1,6% des parts. Désormais, la société vaut actuellement 15 milliards de $, sans avoir dégagé de bénéfices. C’est ça le miracle du Web car il est possible de faire fortune sans directement dégager de bénéfices, mais simplement en rameutant une immense somme d’utilisateurs. C’est le même cas pour Youtube, site de partage de vidéos, qui a été acheté par Google pour 1,65 milliards de $ sans être bénéficiaire. Grâce à cette pénétration impressionante du secteur, Facebook est désormais entré au Panthéon des plus belles réussites du Web.

Les différences entre MySpace et Facebook se situent plutôt au niveau de l’ambiance qui est délurée sur le premier et sérieuse sur le second. Avec MySpace, la créativité est de mise pour les intervenants, alors que sur Facebook c’est l’endroit pour nouer des contacts commerciaux et retrouver des anciennes connaissances, mélangeant les sphères personnelle et professionnelle. L’utilité est au rendez-vous sur les deux sites puisqu’il est possible de rentrer en contact avec des gens de qualité plus facilement que par les réseaux classiques. Bien sûr, tout n’est pas sérieux sur Facebook et tout n’est pas spectacle sur MySpace, mais les sites dégagent des spécificités propres.

Bien sûr, les plus accros se retrouvent sur les deux plateformes et même d’autres encore. Parmi les réseaux sociaux purement orientés business, il y a Viadeo qui permet de trouver des prestataires, clients ou des partenaires. Son principe est intéressant puisqu’il permet un certain nombre d’actions gratuites pour ensuite passer en mode payent pour une utilisation intensive. C’est le grand principe du « vendre du gratuit » qui est encore utilisé, mais ça semble marcher mieux que jamais sur le Web. Dans un autre style, Orkut, qui est soutenu par Google, se détache du lot car une invitation par un membre est indispensable afin de rejoindre le réseau. De nombreux autres types communautés existent et nous assistons à une mise en verticalité du secteur. Par exemple, MyBlogLog permet aux bloggeurs de se regrouper et grâce à un astucieux Widget, ainsi les membres peuvent cheminer de blogs en blogs au grès des affinités et connaissances communes. Parmi les petits derniers, je citerai Twitter qui est un croisement entre le SMS communautaire et la messagerie instantanée. Twitter propose une page personnelle sur laquelle s’affiche les messages destinés aux connaissances. En quelque sorte, le site permet de s’affranchir du téléphone et rejoint le concept de messagerie instantanée comme le montre la page d’exemple d’un profil Twitter.

L’intérêt général pour les réseaux sociaux n’est qu’une évolution logique des outils Internet. Depuis le début du Web, les utilisateurs ont cherché à se retrouver sur des communautés afin de dialoguer, partager leurs connaissances et exprimer leurs pensées sur les sujets les plus divers et variés. C’est l’essence même du concept originel qui façonne le réseau Internet que les sites de réseaux sociaux tels MySpace et Facebook subliment. Entre les chats, groupes de discussions et autres forums, il a toujours existé un besoin de se regrouper autour de thèmes communs. Maintenant, la mode est aux sites de réseaux sociaux, mais c’est toujours le même sentiment sous-jacent qui perdure car l’internaute éprouve le besoin fondamental de se trouver des compagnons en ligne et surtout de montrer qui il est. Puis il ne faut pas oublier la drague qui n’est pas le domaine réservé des sites de rencontre puisqu’il est tout à fait possible de rencontrer l’âme sœur pour une nuit ou pour la vie sur n’importe quel réseau social en ligne. Au niveau de la sphère professionnelle, l’utilité se situe évidemment au niveau de la possibilité d’étendre son carnet d’adresse sans bouger de son fauteuil, mais il existe de véritables opérations de communication qui prennent place sur Facebook & Co. Parfois, la sphère professionnelle s’entrechoque avec la personnelle puisqu’il paraît que les recruteurs utilisent déjà les réseaux sociaux pour compléter les interviews. Il y a aussi danger si votre patron trouve des photos de vous déguisé à une soirée alors que vous êtes porté malade (cas véridique qui est arrivé à un employé américain).

Parmi les dangers de ce déballage de notre vie privée sur le Web, il existe un risque de dérapage, comme la triste aventure d’Allen Herrel qui s’est fait usurper son identité par un dangereux harceleur. Plus près de nous, j’ai le triste exemple de mon ami Philippe dont la famille se retrouve menacée par de sombres abrutis à cause d’une critique du site Yagoort qu’il a publié en ligne. Ces dérapages sont inévitables, mais il suffit de prendre la mesure des conséquences lorsque la décision est prise de lâcher son identité sur Internet. Pour ma part, je m’attends un de ces jours à avoir une quelconque affaire sur le dos puisque mes billets ne vont pas toujours dans le sens du poil. En tout cas je sais que la foudre peut tomber n’importe quand et j’ai tenté de prévoir le paratonnerre.

Au final, je pense que le succès actuel des réseaux sociaux émane surtout du besoin récent de montrer qui nous sommes sur Internet. Je suppose que l’appréhension diminue par rapport au médian, augmentant la déshinibation et le désir de faire sa place dans ce monde virtuel comme dans le monde réel. La société nous pousse toujours plus à se fondre dans le moule et le désir d’individualisme ressort toujours malgré Big Brother qui souhaiterait nous transformer en moutons obéissants. Enfin, je m’égare et d’ailleurs je viens de réaliser en terminant ce billet que j’ai repris mes vieux travers à parler d’Internet tandis que j’avais ouvert ce blog pour parler d’autre chose que ma sphère professionnelle qui est Internet. Donc, je termine ici le billet et laisse place aux commentaires, même si j’ai encore tant à dire sur le sujet.

2 reponses »

  1. […] et de DJs qui y entreposent et présentent leurs compositions musicales (Wikipédia).  Le billet Vous êtes plutôt Facebook ou MySpace? abonde en ce sens en mentionnant que bien que Myspace ne soit pas réservé aux artistes, il en […]

  2. Bonjour

    Depuis quelque temps j’essaie de contacter myspace france pour signaler un abus – or impossible d’envoyer le mél! Myspace france ne semble exister qu’en cyber space : pas de mél de contact, pas de numéro de téléphone, pas d’adresse ………
    Y a-t-il quelqu’un qui a la réponse à ces questions?
    Cordialement
    S