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La littérature est-elle en danger ?

Par • 27 novembre 2007 • Catégorie: Culture

Client Amazon j’ai reçu un mail m’informant que la société était en procès avec Syndicat de la librairie française pour la gratuité des frais de livraison.

Le site Alapage a déjà été condamné pour la même raison , il est donc probable que la justice va aller dans le même sens.

J’aimais l’époque ou il y a avait une librairie dans mon quartier. Une libraire : « Une vraie de vrai », ou je pouvais passer des heures à fouiner dans les rayons pour découvrir un ouvrage, discuter avec le libraire, lui parler de mes goûts, et lui des siens. Me conseiller un nouvel ouvrage, et ainsi un nouvel auteur. Bref, le commerce de quartier, ou il y avait une relation entre les personnes qui partageaient la même passion.

Aujourd’hui avec Internet cela est encore possible, mais les personnes on ne les connait pas. Bien que le web, permettent les rencontres physiques également de personnes qui ont les mêmes hobbies.

A l’heure actuelle vous trouvez des livres de partout. Dans les grandes surfaces, dans des magasins tel que la FNAC, mais avouez que l’accueil est tout sauf personnalisé. Les livres qui sont mis en valeur sont « Les différents prix littéraires du moment, le dernier livre de l’écrivain à la mode, la biographie des artistes ou hommes politiques etc… » Ce n’est pas ce que j’appelle une incitation à la découverte de la littérature. Les vendeurs sont des commerciaux, pas des lecteurs.

« La culture est ce qui reste lorsqu’on a tout oublié »… Désolé je ne peux citer l’auteur , je l’ai oublié …. Mais c’est une définition qui m’est restée….

Alors je pose la question :

Pourquoi interdire aux sites de vente en ligne de faire payer les frais de livraison ? Si on se bat pour que les gens lisent, autant leur laisser le loisir de ne pas se déplacer pour acheter un ouvrage ?

A l’époque de ma jeunesse, le laitier, ou le marchand de journaux, laissaient sur le pas de la porte les bouteilles de lait et le journal tous les matins. On trouvait cela normal, et chacun ne faisait pas payer la livraison. Ce qu’ils leur importaient c’était la satisfaction du client, que chacun puisse boire son verre de lait et lire les informations dès son réveil sans avoir à courir chez le marchand en pyjama.

Alors pourquoi, vouloir brider, voire imposer des frais supplémentaires, à des personnes qui ne vont pas forcément courir à la grande surface du coin pour faire un acte volontaire d’acheter un livre, alors que l’achat est plus impulsif devant son écran ? Pourquoi vouloir le faire payer plus cher ?

C’est le problème des sites e-marchands de prendre en charge les frais supplémentaires pour la livraison. Non ?

La société a évolué, les modes d’informations et de ventes ont changés, il faut savoir s’adapter.

Je resterais un inconditionnel de l’achat sur Internet, car je n’ai pas le temps de parcourir 40 kms pour trouver une grande surface, ou les vendeurs vont me considérer comme un client et non comme un lecteur. Ou je ne pourrais pas dénicher les nouveaux talents. Internet, me permet cela tous les jours, même si je regrette le temps du libraire du coin. Mais faut bien que je m’adapte. A moins de 100 kms aller/retour je n’en trouve pas :( . Donc, même s’il me faut payer des frais de livraison, je ne changerais pas mon comportement.

Mais enfin, je pense aux jeunes d’aujourd’hui qui n’ont pas d’argent de poche à rallonge, qui sont pressés, qui sont plus internautes que moi…. Imposer des frais supplémentaires c’est leur fermer une porte. Ou sera leur plaisir de fouiner ? Ils vont être obligé de faire la démarche d’aller dans un magasin, discuter avec un vendeur qui ne sera que lui conseiller le dernier « Prix Goncourt » ? A croire qu’on veut les « formater » à une certaine culture.

Non, la littérature c’est autre chose !

Aujourd’hui vous trouverez facilement dans les grandes surfaces le livre « Guerre et Paix » de Léon Tolstoï, parce qu’il est passé à la TV, mais il y a ne serait-ce que 6 mois, était-il en tête de gondole ? Non, évidemment !

Je vous mets au défi de trouver le livre «Le chandelier du Vatican » d’André Soussan qui date de 1993 dans un magasin tel que la FNAC… Pourtant, les jeunes connaissent l’histoire parce que leurs parents le leur ont fait découvrir, et que vous pouvez le trouver sur Amazon pas forcément en livre neuf, mais en livre d’occasion ;).

Donc, je ne vois pas l’intérêt du Syndicat de la librairie française de vouloir faire un procès à Amazon pour une peccadille. Après tout, c’est le problème d’Amazon de vouloir prendre en charge les frais de port. Puisque ils respectent le prix de vente imposé par les éditeurs.

Si comme moi vous êtes convaincu de cette ineptie vous pouvez envoyer un mail de soutien à Amazon : pour-la-livraison-gratuite@amazon.fr et au SLF pour protester à :
slf@nerim.fr.

16 reponses »

  1. Le problème que tu évoques n’est qu’un article de plus à ranger dans la catégorie des dinosaures qui essayent encore de faire chier le progrès.
    C’est comme les pays qui censurent Internet, dont la France fait partie à propos de l’interdiction de jouer aux jeux d’argent en ligne.

  2. Pourquoi ?
    Parce qu’aujourd’hui, si les librairies « traditionnelles » que l’on apprécie tant veulent survivre, elles doivent passer par la case internet à leur tour (notamment en vendant sur amazon !)
    Or ces sites exercent une véritable concurrence déloyale en ne faisant pas payer des frais de port, ce qui est de plus une véritable entorse à la loi sur le livre unique qui date de 1981 et qui a permis de sauver les librairies…
    On leur demande juste de suivre les règles, ce n’est pas ça qui les fera couler à mon avis !

  3. Grand lecteur devant l’éternel, les librairies de quartier que j’aimais tant n’ont pas disparu à cause d’Internet, mais à cause des grandes surfaces dites « Culturelles », telle que la Fnac, Virgin et cie.

    Elles ont commencé à disparaitre, comme les petits commerces, avec les grandes surfaces.

    Internet n’a que 10 ans. Et je persiste, je trouve qu’il est plus facile de fouiller sur un site Amazon pour trouver des livres autres que le bouquin que dans les grandes surfaces.

    Or, qu’est-ce que cela peut faire qu’Amazon prend à sa charge les frais de port ? C’est leur problème non ? Dans la mesure ou le prix du livre est identique. Même chez le libraire du coin.

    Moi, si je vais chez le marchand de journaux de mon village, je ne vais trouver que les « livres à la mode », pas un Victor Hugo par exemple.

    Le problème vient du fait que l’on oblige ces commerces a acheter les livres (au lieu de les mettre en dépôt), et de renvoyer aux éditeurs les non-vendus. Alors que sur Internet, les vendeurs achètent au coup par coup en fonction des commandes. C’est pour cette raison qu’il y a parfois des délais de livraison.

    La loi imposant le prix unique date de 1981. A cette date qui achetait sur Internet ???? Intentet a commencé a se démocratiser dans les années 90, et encore ce n’était que les grandes sociétés qui avaient accès, vu que cela coûtait cher !

    Les écrivains ont compris l’intérêt d’Internet, vu que de plus en plus ils ont leur site. Pourquoi ne pas leur demander leur avis à eux ? Après tout, c’est grâce à eux que les éditeurs font leur beurre non ?

    Pour un éditeur que le livre soit vendu par Pierre, Paul ou Jacques, ils s’en foutent du moment qu’il est vendu. Non ?

    Moi je veux bien payer des frais de livraison : (Qui au passage pourront être de 1 € après tout la loi ne dit pas quel doit en être le montant)… Mais je doute fortement que cela fasse revenir les librairies de mon enfance !

    Par contre, et c’est pour cette raison que j’aime Internet, je peux trouver sur le net des « Vrais librairies », ou des sites comme le tien, sur lequel je vais acheter un livre via le lien, et a ma connaissance tu seras bien contente car au passage tu vas toucher une commission qui te permettra soit de payer ton hébergement, soit d’obtenir des livres gratuits 😉

    Et c’est ça que l’on reproche aux sites de vente en ligne ! Le fait que tu peux obtenir des « points cadeaux »… Sous le fallacieux prétexte des frais de port.
    Lit bien le lien vers la condamnation de « Alalpage »…

  4. Oulala, que de préjugés maladroits et d’idées fausses dans ce commentaire.

    1. Il est vrai qu’à une époque, les librairies ont disparu à cause des FNAC, en particulier. Pourquoi ? Celles-ci fonctionnant comme des grossistes, avec de grosses centrales d’achat, elles pouvaient se permettre des remises gigantesques sur les livres. C’est à cet instant que « la loi Lang » sur le prix unique du livre est apparu, sauvant les librairies de la noyade. En effet, le prix du livre étant le même partout, la qualité du service fait la différence : le contact humain en premier lieu.

    2. Aujourd’hui, je ne dirais pas que internet menace la librairie en ce qu’il s’agit d’une évolution inévitable de la société, avec le changement des habitudes de consommation, et que les libraires vont devoir s’y adapter. Les bons libraires survivront. Ce qui est dangereux en revanche, c’est la concurrence déloyale, telle que la pratique des sites comme Amazon ou Alapage. En effet, cela fait longtemps que des libraires ont leur site de vente en ligne (je pense par exemple à Decitre.com, qui restitue bien une ambiance de librairie), et il y a d’ailleurs des libraires qui vendent sur Amazon, eh oui ! Mais eux font payer des frais de port (déterminés par Amazon himself), sans quoi ce ne serait pas rentable. Dans la plainte du SLF, on considère qu’il s’agit d’une remise sur le prix du livre, donc d’une infraction à la loi Lang. En effet, « frais de port gratuit à partir de 20 euros d’achats » = réduction de 3 euros à partir de 20 euros d’achats, qui se surajoute à la remise des 5%.

    3. Tu ne trouves pas ton Victor Hugo chez ton marchand de journaux et tu vas donc le chercher sur internet. C’est normal, je ferais pareil. Mais, as-tu remarqué que des librairies vendent par le biais d’amazon ? (ce qui explique le lien sur mon site) Choisis-tu d’acheter ce classique chez amazon pour grignoter 22 cents (différence de prix pour « Les Travailleurs de la mer  » de Victor Hugo, entre amazon et la librairie Coiffard) ou chez le libraire qui apparaît juste en dessous avec 97% d’évaluations positives… ? (Tiens, on ne peut pas laisser d’évaluation sur le vendeur amazon). Tu peux aussi acheter ton livre sur un site de libraire, tel Decitre que j’ai cité tout à l’heure. Tu vois, il ya plein de moyens d’allier le confort d’un achat sur le net (tu parlais des délais de livraison, ils sont effectivement beaucoup plus rapide en commandant à un vendeur-libraire) et le soutien de la librairie indépendante. Alors, inutile de tomber dans le libéralisme le plus vil…

    4. La majorité des auteurs publiés ont un site. Seuls ceux qui ne sont pratiquement pas diffusés en librairie (tout petit éditeur ou le plus souvent, édition à compte d’auteur) vendent via leur site. Pour les autres, il est bien plus simple de laisser leur éditeur s’en charger ! En ce qui concerne les sites d’éditeur, ils ne transgressent pas la loi du prix unique (ce sont eux qui fixent le prix), mais cela pose en effet un petit problème pour les libraires. En effet, cela est très intéressant pour eux qui ne passent ainsi par aucun intermédiaire et peuvent donc accroître leur marge. Cela fait des ventes en moins dans le circuit de la librairie. Donc, là encore, geste citoyen : à une portée de clic vous trouvez un libraire qui vend sur internet (ai-je dit que cela avait créé des emplois dans ces librairies-là ?).

    5. Pour finir, je tiens à te dire que j’ai été particulièrement choquée quant à ton affirmation que je recevais une commission d’amazon pour les liens que j’y avais placé ! En fait, je ne sais même pas si c’est possible, mais mon blog n’est à aucun moment lucratif et ne dispose d’aucun lien commercial (il faut dire « lien sponsorisé » maintenant…). Cette réplique m’a même fait me poser la question de savoir si je devais, ou non, enlever ce lien. Je vais le laisser : il y est bien indiqué « Des libraires sur amazon », et je préfère que les acheteurs-cliqueurs passent par eux. Lorsque le lien sur un livre que je commente renvoie sur amazon, c’est parce que je n’ai pas trouvé un site qui permettait d’aller plus loin dans la compréhension de l’ouvrage (éditeur, auteur, critique, etc…).

    Désolé pour ce commentaire long comme un roman, mais certaines choses méritaient d’être dites. J’éspère avoir contribué à la reflexion sur le sujet.

    PS : hier, 12 décembre, amazon a été condamné, et va faire appel : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-988782,0.html

  5. « En effet, cela fait longtemps que des libraires ont leur site de vente en ligne (je pense par exemple à Decitre.com »….

    Extrait du site de Decitre :
    « Et si votre commande à destination de la France métropolitaine atteint 35 €, Decitre vous offre les frais de port ! »

    Extrait du site : « Le chaptire.com »
    « Le prix des livres inclut le port (franco de port) en mode standard pour la France métropolitaine ».
    Même pour 1 seul ouvrage : Je vous invite à faire la simulation !

    Les deux proposent la même chose. Le livre au tarif unique. C’est à dire avec la réduction de 5 %.

    Bizarre ! Ils ont donc le droit d’être hors la loi eux ? Y aurait-il des privilégiés ?

    « Je vais le laisser : il y est bien indiqué “Des libraires sur amazon”, et je préfère que les acheteurs-cliqueurs passent par eux. Lorsque le lien sur un livre que je commente renvoie sur amazon, c’est parce que je n’ai pas trouvé un site qui permettait d’aller plus loin dans la compréhension de l’ouvrage (éditeur, auteur, critique, etc…). »

    Qu’est-ce que cela apporte de plus sur cette page lorsqu’on clique sur la photo du bouquin : ?
    http://librairepassion.blog.ouestjob.com/index.php/page/2
    Ah il y a vraiment des informations supplémentaires sur cette page ?

    Vous qui décriez tant Amazon pourquoi inviter les lecteurs de votre blog a aller acheter chez eux ?

    J’en resterai là de peur de vous choquer encore !

  6. Merci d’avoir attiré mon attention sur les pratiques de la librairie Decitre en ligne. En ce qui concerne Chapitre.com, cela ne posait pas de problème tant qu’ils se contentaient de vendre de l’occasion, qui n’est pas concerné par la loi Lang. Effectivement, en vendant du neuf, ils deviennent hors la loi avec la gratuité des frais de port. Il y a clairement des insuffisances dans la loi depuis l’apparition d’internet, ce que la jurisprudence est en train de régler. Il serait en effet de bon ton que tout le monde soit logé à la même enseigne.

    J’ai seulement dit que je mettais un lien vers Amazon quand je n’avais pas trouvé mieux : sur ce site vous pouvez en effet lire des commentaires de lecteurs, ou l’acheter chez un libraire indépendant qui vend par l’intérmédiaire d’amazon.

    Je ne « décrie » pas amazon, l’affirmer est juste admettre que vous m’avez lu trop vite. Je proteste contre leur concurrence déloyale lorsqu’ils offrent les frais de port. C’est tout.

    Au contraire, et c’est l’explication du lien que j’ai mis sur mon blog, je trouve que cette plate-forme est une bonne chose en ce qu’elle permet à certains libraires d’avoir une interface de vente en ligne, ce qui est excellent pour leurs ventes (cela peut permettre à un livre pointu de trouver son public).

    Je vais résumer mes propos :
    – la gratuité des frais de port fait gagner peu au consommateur mais permet à amazon d’exercer une concurrence déloyale.
    – il est possible d’acheter sur internet tout en privélégiant les librairies indépendantes, et c’est simple comme un coup de molette et un clic.

  7. Ca me semble bizarre qu’Amazon soit accusé de concurrence déloyale tandis que d’innombrables marchands du web offrent les frais de port depuis des lustres. On dirait plutôt que l’industrie du livre a le bras long, un peu comme ses comparses du film et de la musique…

  8. Je viens de comprendre pourquoi le Syndicat de la Librairie Française s’attaque aux « Grands groupes ». C’est évident qu’ils leur font de l’ombre… On le présente comme une défense des petits libraires, mais il n’en est rien.

    C’est bien les grands groupes comme la FNAC qui font vivre la SFL.. Il n’y a qu’à consulter le montant des cotisations à ce syndicat pour comprendre :
    http://www.syndicat-librairie.fr/pre_rejoindre.php

    « – L’entreprise ou le groupe cotise au taux de 0.05% sur son chiffre d’affaires jusqu’à
    6 millions d’euros ;
    – puis à 0.01% sur son chiffre d’affaires et sans plafond ;
    – la cotisation plancher est à 90 euros. »

    Vous en connaissez beaucoup des petits libraires qui font 6 millions d’euros de CA vous ???

    Moi je propose à Amazon et consort de facturer 1 € la livraison. Après tout, il est dit dans la loi que la livraison doit être payante. Il est pas indiqué : « A prix réel »… 😉

  9. Ben oui pour qu’une décision de justice aussi absurde soit mise en place, il doit exister des lobbies puissants et les FNAC plus ses potes ne sont pas les moindres. Le lobbying est partout présent dans les couloirs de l’Assemblée et ailleurs. Ce n’est pas aussi « public » qu’aux Etats-Unis, mais c’est bien réel. J’extrapole un peu car je pensais à l’interdiction du jeu en ligne, mais pour cette affaire de frais de port c’est certain que le lobbying a joué.

  10. *pour cette affaire de frais de port c’est certain que le lobbying a joué*

    Hmmm… Je me suis pourtant laissé dire que le site fnac.com (site de vente de produits culturels le plus fréquenté en France, selon les baromètres de ces deux dernières années) était lui aussi en infraction… Alors peut-être y a-t-il eu lobbying, ou peut-être pas… Méfions-nous des jugements à l’emporte-pièce.

    Maintenant, je voudrais appuyer là où ça fait mal. Après cela, je mets au défi quiconque de soutenir que les frais de port offerts ne constituent pas une entorse à la libre concurrence.

    Considérons une quelconque commande de livres sur le site d’Amazon.
    L’emballage cartonné dans lequel vous recevrez vos ouvrages coûte environ 80 cents HT, quant à l’affranchissement moyen il doit représenter environ 6 Euros HT (Colissimo suivi). J’oublie ici volontairement, pour faire simple, le coût de la main d’oeuvre et de la chaîne de préparation (qui doit pourtant bien être amorti d’une manière ou d’une autre).
    Si l’on considère qu’Amazon obtient une remise moyenne de 35% sur le prix du livre TTC, on peut aisément calculer le panier en dessous duquel Amazon vend à perte : 19,42 Euros.
    Pour preuve de ce que j’avance : il y a quelques mois encore, Amazon, Alapage ou encore fnac.com proposaient les frais de port gratuits à partir de… 25€ d’achat de livres. Tiens, tiens…

    Il se trouve par ailleurs que la loi, pour des raisons évidentes de libre concurrence, interdit la vente à perte. Ceci quelque soit le domaine : l’alimentaire, l’électroménager, etc.

    Est-il normal dès lors qu’Amazon puisse vous expédier un librio (1€90 avec la réduction de 5%), dans un bel emballage cartonné et en colissimo suivi ? La réponse bien évidemment est non.

    Autre chose, toujours au sujet de cette vente à perte : pourquoi les grosses librairies en ligne ne proposent-elles pas le même service pour les DVD, les CD musicaux, etc… ? Tout simplement parce qu’une telle opération a un sacré coût. Dans ce cas, pourquoi proposer les frais de port gratuits sur le livre ? J’ai peut-être une réponse à cette question : pour tuer la concurrence. Et une fois que le marché se trouvera partagé entre quelques grands groupes, n’ayons crainte : les frais de port gratuits appartiendront au passé.

    Vous ne pensiez tout de même pas qu’Amazon et consorts perdaient actuellement de l’argent par pure philanthropie ? 😉

  11. Faut vérifier avant de s’exprimer…

    Voici les frais de livraison Amazon à ce jour :

    Envoi Colissimo : EUR 1,99 au delà de 7 kg : EUR 4,99 (EUR 4,17 HT)

    Au passage je soupçonne Amazon de lire le blog. Moi j’avais préconisé 1 €, et ils ont mit 99 cts de plus… 😉

    et ce quel que soit le produit. Livres, CD ou autres… Vous partez du principe qu’Amazon ne vend que des livres donc à perte. Non, ils prennent en charge les frais de livraison car ils se rattrapent sur d’autres produits.

    Sinon, je peux aussi dire que lorsque je vais à la FNAC acheté 1 livre et que le magasin me rembourse le prix de mon parking (et oui, dans certains centres commerciaux ils le font), ils m’ont vendu le livre à perte alors ?.

    Quand la FNAC vend 1 bouquin ils ont plus de frais de personnel, d’électricité etc que le petit libraire du coin. Donc plus de frais de gestion. Dois-je considérer qu’ils vendent à perte puisque le prix est unique ?

    Je suis pas benêt, je sais bien que c’est pas par philanthropie qu’ils font ça, pas plus que le président de la FNAC ne travaille au sein du cellule gouvernementale actuellement sur le projet de faire payer les téléchargements de musique pour le bien être des auteurs !

    C’est tout aussi évident que s’il le fait, c’est que les téléchargements font baisser son chiffre d’affaire !

    Mais à l’heure ou le prix de l’essence est à 1.5 €/l et que j’habite à la campagne, donc je dois faire 100 Km + coût du parking, et bien même si je dois payer 5 € de frais de port je continuerais à attendre 48 heures pour recevoir mes livres !

    Par contre, pourquoi faire un procès aujourd’hui alors qu’Amazon existe depuis presque 10 ans et que la loi en question à 26 ans ?

    Pourquoi s’attaquer aux gros sites, alors que quantité de petits sites font pareil. Il y a donc pas de soucis au niveau de la concurrence ???

  12. En effet, vous faites bien de le souligner : mieux vaut vérifier avant de s’exprimer… 😉

    <<<>>> ( http://www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html?ie=UTF8&nodeId=897502 )

    <<<>>> ( http://www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html?nodeId=548566#france )

    Il est clairement spécifié à ces deux endroits que toute commande ne contenant que des livres entraîne la dispense des frais de port…

    <<<>>>

    Attention, il s’agit ici de frais de gestion, comme vous le soulignez vous-même : charges fixes et/ou variables, prises en considération dans le calcul des comptes de résultat. Je vois mal comment les comparer à l’offre des frais de port pour les commandes exclusives de livres ? Ou alors, dans ce cas, Amazon vend encore plus à perte : ils ont eux aussi des frais de personnel, d’électricité, de machines, …

    En clair, nous avons d’un côté un service lié noir sur blanc à un produit et une vente (les frais de port), de l’autre des coûts liés au fonctionnement d’une activité économique (électricité, personnel, …). Deux choses totalement différentes, donc (ce qui est heureux, car la plupart des entreprises faisant faillite pourraient alors être traînées en justice pour vente à perte).

    <<<>>>

    Heu… Je ne vous empêche pas de commander vos livres en ligne ! 😉
    Et pour tout vous avouer, je fais de même pour un bon tiers de mes lectures.

    Pourquoi faire un procès aujourd’hui ? Parce qu’il fallait bien le faire tôt ou tard… Plus sérieusement, c’est sans doute parce qu’un plus grand nombre de sociétés ou personnes exerçant les métiers du livre s’aperçoit que cette vente à perte devient un gros problème pour la filière. Peut-être aussi parce qu’avant de s’attaquer au géant étranger Amazon, le SLF a attendu le verdict concernant Alapage. Sans doute un peu des deux, en fait. Une dernière raison : la généralisation de l’offre des frais de port, qui ne concernait initialement qu’Amazon puis s’est étendue ces derniers mois à Alapage, Chapitre et la FNAC.

    Pourquoi s’attaquer aux gros sites ? Parce que seuls eux, à ma connaissance tout au moins, pratiquent ce type de vente. Je n’ai pas la prétention de connaître toutes les librairies en ligne, mais Decitre n’offre les frais de port qu’à partir de 35€ (3,40€ en deçà), Sauramps à partir de 35€ également (5€ en deçà), Mollat à partir de 20€ (2€ en deçà), etc.

    Entendons-nous bien : ce n’est pas le fait de ne pas facturer le port qui me gêne en soi, c’est le fait de ne pas le facturer en deçà d’un certain seuil pour lequel il est clair que la vente est réalisée à perte.

    Ainsi, si très peu de librairies en ligne se sont ouvertes ces derniers temps, si les libraires traditionnels ne peuvent que très difficilement s’engager dans ce type de vente, c’est bel et bien en raison d’une telle concurrence déloyale. Seules les grosses sociétés ont la possibilité de réaliser des pertes plusieurs années d’affilée ou de faire rentrer les capitaux nécessaires pour les éponger en attendant de pouvoir se partager le marché entre elles.

    PS : Pour ce qui est d’offrir le parking, c’est une excellente question. J’avoue que cela mérite réflexion. Il ne s’agit pas d’un service lié à une vente en particulier, certes, mais peut-on pour autant considérer cela comme du ressort des frais de fonctionnement ? Bonne question.

    PPS : Nous sommes bien d’accord à propos du téléchargement, mais c’est là un autre problème.

  13. Alors je viens mettre mon grain de sel dans la discussion 😉

    Vendre à perte c’est : Acheter 10 € et revendre 9 €…

    Les livres sont vendus (chiffre basique pour me faire comprendre) par l’éditeur : 10 €

    Tous les revendeurs doivent les revendre au prix qu’à fixé l’éditeur disons : 13 €

    Mais, dans les grandes surfaces il y a une politique qui s’appliquent (et ce sur tous les produits), c’est de facturer aux fournisseurs la présence en « tête de gondole ». Donc nous dirons par exemple que la FNAC va facturer à l’éditeur 3 € pour que ceux-ci ont leurs ouvrages en rayon bien à la vue de tout de monde. Soit pour la FNAC le prix d’achat d’un livre est de 7 € revendu = 13 €… Bénéfice = 6 €

    Amazon n’a pas la possibilité de facturer ce type de prestation, mais offre les frais de port sur les 3 € de marge. Ce qui bien évidemment fait de la concurrence à la FNAC…

    Voilà à mon sens le pourquoi du comment !

    Autres pratiques qui va a l’encontre des grandes surfaces c’est lorsqu’on achète du vin sur certains sites on vous offre des « bons cadeaux » pour entre autres sites : Amazon. Donc, effectivement avec cela on peut obtenir des livres gratuitement. Et c’est sur ce point que la SFL dit : « Oui mais alors on ne respecte pas le prix unique du livre »…

    Mais enfin, que je sache, la FNAC, Carrefour et consort offrent aussi des bons de réductions avec lesquels on peut obtenir des livres tout aussi gratuitement.

    Non faut tout de même pas se leurrer. Si la SFL voudrait défendre les « livres » et les « libraires » elle se pencherait sur les pratiques des éditeurs. Car je connais personnellement beaucoup d’écrivains et j’ai donc beaucoup appris sur les pratiques des éditeurs.

    Un syndicat qui demande une cotisation basée sur le chiffre d’affaire de ses adhérents ne peut pas totalement être objectif dans ses combats. C’est évident qu’il défend ceux qui paient beaucoup. Et il est fort a parier que si Amazon adhérait à ce syndicat ils ne se seraient pas vu poursuivi !

    Tiens tiens… et pourquoi la FNAC n’est pas inquiétée ?

    « Les frais de port sont gratuits pour toutes les commandes de livres remplissant ces 2 conditions :

    * L’adresse de livraison doit être située en France métropolitaine ;
    * Les produits commandés doivent être des livres »

    Allez ne soyons pas mauvaise langue, attendons un peu… Peut-être que cela va arriver 😉

  14. Voilà, par votre faute, j’ai dû sauter mon repas de midi… 😉

    * Vendre à perte c’est : Acheter 10 € et revendre 9 € *

    Je ne suis pas d’accord sur cette définition : vendre à perte, c’est vendre à un prix inférieur au prix de revient. Or, le prix de revient n’est pas égal au prix d’achat…
    Selon le site « Ma micro-entreprise », par exemple, le coût de revient d’un produit est la somme des charges liées à l’achat, la production et la distribution (transport, emballage…) de ce produit (1). S’il n’est pas question pour Amazon de charges de production, la distribution entre en revanche en ligne de compte pour le calcul de son prix de revient. D’autres sites confirment cette notion (2).

    Concernant les paniers livres de faible valeur (à vue de nez moins de 20/25 €, voir mon message précédent), le prix de revient d’Amazon est donc clairement supérieur au prix de vente pratiqué (3).

    Quant au dumping, Wikipedia en donne une définition plutôt claire : * (…) vendre un produit à un prix inférieur au prix de revient pour éliminer la concurrence. L’entreprise espère ainsi chasser un ou plusieurs concurrents et faire remonter les prix une fois le rival chassé. Ce comportement est appréhendé par le droit de la concurrence en tant que pratique de prix prédatoires et considéré comme un abus de position dominante, s’il émane d’une entreprise en position dominante. *

    Amazon (en compagnie d’Alapage, Fnac.com et Chapitre) entre exactement dans ce cas de figure. Nous avons là quatre sociétés ayant une position largement dominante sur le marché de la vente en ligne de produits culturels (parler de quatre sociétés est même en partie erroné, puisque Chapitre et Alapage sont toutes deux filiales de France Telecom). Parmi eux, Amazon ressort par ailleurs souvent premier en terme de livres vendus.

    Il est donc clair qu’il s’agit de dumping visant à évincer toute concurrence pour s’accaparer le marché du livre. C’est déloyal dans le cadre de notre société libérale, et très dangereux pour notre avenir de lecteurs.

    * facturer aux fournisseurs la présence en “tête de gondole”. (…) Amazon n’a pas la possibilité de facturer ce type de prestation *

    Détrompez-vous : les têtes de gondole des grands magasins sont remplacées en ligne par une présence en page d’accueil, une position privilégiée dans les principales rubriques ou les lettres d’informations. Les marges arrières accordées par les distributeurs de DVD (et qui constituent souvent une manne pour le revendeur, eu égard aux faibles marges réalisées sur ce type de produits) sont justement calculées pour leur majeure partie sur de telles mises en avant.
    En revanche (mais c’est un point de détail), pour les livres, êtes-vous sûre qu’il s’agisse d’une facturation particulière ? Il me semblait que cela conduisait seulement à des remises potentiellement plus avantageuses lors des révisions annuelles de contrat avec les distributeurs/diffuseurs ?

    * Amazon n’a pas la possibilité de facturer ce type de prestation mais offre les frais de port sur les 3 € de marge *

    Le problème est que ces 3€ ne couvrent même pas la moitié des frais de port et d’emballage. Si la marge était de 10€, alors à mon sens pas de problème puisque pas de vente à perte. C’est là toute la différence entre un port offert à partir d’un montant minimal d’achats, et un port offert sans conditions !

    * Tiens tiens… et pourquoi la FNAC n’est pas inquiétée ? *

    Puisque vous suspectez une entente entre cette société et le SLF, il est à noter que la Fnac est la dernière à être entrée dans la danse : elle n’offre les frais de port sans montant minimal de commande que depuis avril ou mai 2007. Il est relativement logique d’attaquer en priorité les sociétés ayant pratiqué la chose en premier, puisqu’incidemment ce sont elles qui ont forcé leurs concurrents à s’adapter pour éviter la fuite de leur clientèle. D’autre part, la FNAC n’est pas la grande amie des librairies indépendantes. Et je ne suis pas convaincu que le SLF ait réellement intérêt à privilégier cette société au détriment des autres adhérents : les cotisations additionnées des librairies indépendantes sont certainement supérieures à celle de la seule Fnac (à vérifier, je n’ai pas les chiffres).

    * on vous offre des “bons cadeaux” pour entre autres sites : Amazon. Donc, effectivement avec cela on peut obtenir des livres gratuitement. (…) que je sache, la FNAC, Carrefour et consort offrent aussi des bons de réductions avec lesquels on peut obtenir des livres tout aussi gratuitement. *

    C’est inexact… Ces chèques-cadeaux, quand ils concernent le livre neuf, constituent une vente à prime et sont assimilables à une remise supérieure aux 5% autorisés par la loi.
    Toutefois, si Amazon et Alapage ont effectivement par le passé proposé de tels chèques-cadeaux sur les livres neufs (les livres d’occasion ne sont pas concernés), ce n’est plus le cas depuis au moins 2 ans : regardez bien, lorsque vous recevez un tel bon d’achat, les conditions d’utilisation notées en petits caractères. Il y est désormais bien stipulé « hors rayon livres ». Et cette remarque est valable pour les chèques-cadeaux de la Fnac ou Carrefour !

    Je vous accorde que les deux sites précités ne sont (n’étaient ?) pas les seuls à enfreindre la loi. A titre d’exemple, je connais une grande surface spécialisée qui une fois par an proposait à ses adhérents une remise de 15% sur tout le magasin par tranche de 30€ d’achats. Que ce soit de bonne ou de mauvaise foi, c’est une infraction si cette remise est également accordée sur le livre. Cette année, ce magasin a précisé sur sa brochure que la réduction n’était pas applicable sur les livres qu’il vendait…

    Je tiens ici à souligner que le problème des frais de port offerts sans montant minimal de commande (dumping) et le problème des bons d’achats offerts sur les livres neufs (vente à prime interdite par la loi Lang) sont clairement à dissocier car ne relevant pas des mêmes problématiques… Toutefois, il est amusant de constater que ce sont souvent les mêmes entreprises qui en usent et en abusent. On se demande pourquoi ! 😉

    * je connais personnellement beaucoup d’écrivains et j’ai donc beaucoup appris sur les pratiques des éditeurs. *

    Je connais également quelques écrivains, et je sais qu’il existe des éditeurs fort peu scrupuleux. Toutefois, le SLF est le syndicat des libraires, pas des auteurs… Défendre ces derniers n’est aucunement de son ressort.

    En outre, réfléchissez aux conséquences à long terme que peut avoir un oligopole dans le domaine culturel (ce à quoi conduira si elle se perpétue l’actuelle pratique d’Amazon et consorts, qui empêche l’apparition de concurrents)… La plupart des auteurs (à l’exception étonnamment des auteurs ayant un fort succès commercial) vous diront que cela risque fort d’amener à un appauvrissement de la valeur culturelle des ouvrages édités, du fait d’une concentration presque exclusive autour des best-sellers.
    Ces auteurs, qui ont déjà parfois du mal à être édités, risquent ainsi fort de connaître à ce niveau des difficultés plus graves encore. Quant aux lecteurs que nous sommes, nous risquons d’avoir du mal à trouver des oeuvres de qualité. Il faudra se contenter des succès annuels de la rentrée littéraire de septembre. :(
    Auteurs comme lecteurs ont à mon avis tout à perdre à moyen ou long termes dans le dumping d’Amazon.

    Quoi qu’il en soit, j’ai lu ce midi le jugement rendu par le tribunal dans cette affaire, et je vous invite à y jeter un oeil. En voici l’adresse : http://www.livreshebdo.fr/cache/upload/pdf/jugement_AMAZON_11_12_2007.pdf

    Je n’ai malheureusement pas le temps de creuser plus avant la question (pour le moment, du moins). Mais je suis certain que l’on peut trouver pas mal de données complémentaires pour se faire une idée plus précise. A titre d’exemple, le Journal du Net indiquait au mois de juin 2007 que le manque à gagner d’Amazon pour les frais de port offerts aux Etats-Unis et au Japon (uniquement) serait de… 600 millions de dollars (4).

    (1) MaMicroEntreprise
    (2) par exemple : Buce ou FiscoNet
    (3) Pour l’anecdote, lorsqu’il s’est agi pour moi de créer mon entreprise de VPC (non, je ne vends pas de livres, même si j’eus aimé), il m’a été conseillé d’inclure les frais de port à la charge du client final dans mon chiffre d’affaires prévisionnel. C’est dire. 😉
    (4) JournalDuNet

    PS : J’ai trouvé pour le parking offert ! Le code de la consommation indique que les prestations de service après-vente et les facilités de stationnement offertes par les commerçants à leurs clients ne sont pas considérées comme primes (avec toutefois des contraintes quant à la valeur maximale d’une telle offre).

    PPS : c’est cette fois une hypothèse toute personnelle, mais je ne crois pas me tromper… Si Amazon et Alapage cessent leurs pratiques anti-concurrentielles, il n’y aura pas besoin d’intenter un procès à la Fnac. Celle-ci rentrera tout de suite dans le rang. Non par peur de perdre un procès, mais parce que le port gratuit lui coûte très cher et qu’elle ne le pratique que par obligation… En effet, au cours de la même semaine (!), fnac.com se mettait au port offert sur toutes les commandes tandis que les magasins Fnac cessaient la remise automatique de 5% pratiquée depuis des années sur les livres vendus en magasin physique. Franchement, je ne crois pas aux coïncidences…

  15. Et voilà… Tout s’explique ! Je me suis posé la question : « Mais pourquoi un procès maintenant alors que les sites de vente en ligne existent depuis longtemps ? »… Et la réponse je l’obtiens aujourd’hui en lisant l’article de l’Express, qui nous indique que la Cour de Cassation vient de donner raison au site « Alapage » :)

    Le syndicat a en effet un projet de portail collectif des librairies françaises, « Mais la livraison des livres sera payante », précise-t-il. Et Benoît Bougerol, président du SLF, d’ajouter. Nous ne sommes pas contre les sites qui proposent des ports gratuits pour des commandes de 30 euros par exemple, mais nous sommes contre ces pratiques pour l’achat d’un livre à deux euros (qui revient à) du dumping ».

    Oh la mauvaise foi au passage. Auparavant il n’a jamais été question des frais de ports gratuits pour les livres à 2 euros mais bel et bien pour tous les livres.

    Enfin, la raison est donnée : Ils ont peur de la concurrence !

    En attendant ils ont voulu nous faire croire que c’était pour protéger les libraires ! Qu’elle muflerie !

  16. Ca m’étonne aussi qu’ils ne soient pas en train de chasser les offres telles que celles de http://www.lulu.com/fr

    Sans doute parce que ça reste encore marginal, mais si le phénomène d’auto édition prend de l’ampleur j’imagine que le même scénario va se répéter.