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Peut-on être femme sans être mère ?

Par • 29 mars 2008 • Catégorie: Santé

L’actualité du moment soulève le problème de la « non-maternité ». Après le livre de Macha Méril : « Un jour je suis morte », voici le livre de Laurence Boccolini : « Pourquoi les cigognes ont perdu mon adresse ». Le point commun de ces deux célébrités est qu’elles racontent leur souffrance de n’avoir pas pu être enceinte.

Je suis surprise de constater que le sujet est visiblement très vendeur. Peut-on aujourd’hui être une femme sans pour autant être mère ? Pourquoi est-ce une telle souffrance de ne pas pouvoir procréer ? La nature a fait qu’effectivement il faut être une femme pour procréer. Mais, la collaboration de l’homme dans cette aventure est indispensable. Toutefois je n’ai jamais entendu de la bouche d’un homme : « C’est une souffrance pour moi de n’avoir jamais été père » ! J’ai pas encore lu de livre de célébrités masculines disant : « La souffrance de ma vie, c’est de ne pas avoir été père ». Les hommes seraient plus armés, voire plus combattifs dans l’épreuve ? Ou tout simplement plus philosophes ? Je reconnais aux hommes le même droit, la même envie d’être parent. Je ne considère pas l’homme comme un étalon. Ils ont droit eux aussi au statut de « parent ».

Je m’insurge contre les femmes qui viennent aujourd’hui faire pleurer dans les chaumières parce qu’elles vivent mal leur « non-maternité ». Cela laisse croire aux femmes qui sont dans le même cas qu’elles doivent culpabiliser de leur état. ; laisse sous-entendre que l’on est pas une femme accomplie, entière, si l’on a pas connu les joies de la maternité.

Et bien c’est faux ! Non, on peut être une femme heureuse, même si on désirait avoir des enfants et que la nature, ou la science ne nous a pas donné cette possibilité. Il faut accepter les faits. Il y a des femmes qui ont des enfants, et d’autres dont le ventre restera sec toute leur vie. Il n’y a pas que la procréation qui rend une femme épanouie, la vie ne se borne pas à faire des enfants. Laisser croire aux femmes que le but ultime dans la vie est d’être mère, sous peine de souffrir toute sa vie, laisse la porte ouverte à des dérives telle que « L’arche de Zoé« . Un enfant a tout prix n’est pas la meilleure solution. Loin s’en faut.

Ces témoignages dont on base la publicité sur cet épisode de la vie de la narratrice, sont seulement un argument de vente. Le chagrin fait vendre. Ne vous y trompez pas. L’éditeur n’a aucune compassion pour le récit ni pour celle qui l’a vécu, mais se sert de son chagrin comme vecteur publicitaire. La preuve : Ecoutez donc les personnes parler de leur livre dans les médias : Elles ne parleront que de cela. Pourtant leur vie ne se résume pas à cette particularité. Les autres célébrités qui viennent vendre leur biographie ne vous parleront pas de leurs enfants. A croire que l’on ne peut avoir une vie intéressante que si l’on a des enfants ! Non, on vit aussi des aventures tout aussi passionnantes que les parents. Alors mesdames qui êtes dans le même cas, boycottez ces livres mouchoirs ! Inutile de se passionner pour le chagrin des autres, cela ne fait pas avancer. Ca ne permet qu’a entretenir le sien. Et on ne vit pas en se torturant le moral.

Oui, c’est dramatique d’apprendre que l’on ne pourra plus procréer parce qu’une fois dans sa vie on a eu recourt à l’avortement. Oui, c’est dur de passer par la procréation médicalement assistée et d’essuyer des échecs. Oui, c’est dur d’apprendre que physiologiquement notre corps ne pourra jamais nous donner la joie de porter un enfant. Ce sont des périodes difficiles à surmonter, surtout quand tous les mois vous devez subir vos menstruations qui vous rappellent : Ben, non c’est pas encore pour ce mois-ci. :( Mais il faut se sortir de cette impasse, et surmonter l’épreuve en se disant : « Il y a des femmes qui ont des enfants, et des femmes qui n’en ont pas. Je fais partie de la deuxième catégorie ». Le monde est peuplé de personnes différentes.

J’ai souvent entendu : « Tu ne peux pas savoir la chance que tu as de ne pas avoir d’enfant », ce à quoi je répondais : « Oui, mais tu ne sais pas ce que c’est de ne pas en avoir ». Aucune mère ne peut se mettre à votre place. C’est la réalité. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se sentir coupable. Dites-vous que la nature vous a épargné des soucis. Les enfants disait ma mère : « Petit : Petit soucis – Grand : Grand soucis ». Restons philosophes et dites-vous : « J’ai la chance de ne pas avoir ces soucis » ! 😉

Mesdames, arrêtez de culpabiliser, de vivre cet état comme un cauchemar. Aujourd’hui nous ne sommes plus dans une société (tout au moins dans les pays européens), où une femme stérile est répudiée par son conjoint, et mise au ban de la société. Oui, on peut vivre sans enfant. Il faut simplement accepter son destin. Vous avez certainement des enfants autour de vous à qui vous pouvez apporter de l’amour, plus de disponibilité que les parents, être à l’écoute. Arrêtez de vous regarder le nombril et regardez autour de vous. Dites-vous qu’avec les enfants que vous pouvez choyer vous n’avez que le meilleur. La complicité, la joie de leur faire plaisir, de les voir grandir sans les inconvénients de l’éducation, des bobos, des repas a confectionner, de la période de l’adolescence à assumer au quotidien, trembler pour son avenir… mais qu’ils sont là aussi pour vous câliner en retour. Vous êtes libres de partir quelques jours sur un coup de tête, de faire la fête tous les soirs si cela vous chante, faire une grasse matinée quand vous le souhaitez, choisir vos loisirs sans contrainte… Vous voyez il y a des avantages à ne pas être parent.

La photo est une illustration de ma passionnante vie : Le concours Mangeur de cigognes ! Concours qui m’a permis de rencontrer sur le web (dans un premier temps) Laurent Bourrelly (entre autre) . Je suis donc en mesure aujourd’hui de répondre à Laurence Boccolini : « Non, les cigognes n’ont pas perdu votre adresse. Mais il existe des mangeurs de cigognes : Je les ai rencontrés ».

35 reponses »

  1. Je viens de finir de regarder sur TF1 le témoignage de Laurence Boccolini. Dans l’émission « Incroyables destins ».
    J’ai retenu quelques unes de ses phrases :

    <>
    <>
    <>
    <>

    En l’écoutant j’ai eu cette impression que du moment qu’elle ne peut pas avoir d’enfant elle n’est plus femme. Alors que c’est faux, les femmes ne sont pas sur terre pour seulement « Remplir un ventre » et « donner la vie ».

    Ok, c’est triste mais elle ne se donnent pas de la joie entre elles. Aucune phrase de motivation dans les paroles qu’elle a dit. En faite dans ses paroles elle rabat les femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfant plus bas que terre. Des paroles pour leur faire croire qu’elles ne servent à rien.

    Mes idées restent un peut confuses et je n’arrive pas trop à cerner leur vision des choses.

    Je vous laisse sur une touche d’humour, avant de faire des enfants regarder cet excellent sketch de Florence Foresti :d
    http://www.dailymotion.com/video/x4jgsk_florence-foresti-les-enfants_fun

    Olitax 😉

  2. Oops les phrase ne s’affichent pas … voila :

    « Un ventre qui ne se rempli pas, un gouffre à remplir »
     » Trouver un espoir en permanence, aller jusqu’au bout »
     » Une maladie, une mort, une fin de vie… »
     » Je ne sers à rien, trouver un sens à ma vie »

    Phrase de Laurence Boccolini dans l’émission sur TF1

  3. La pauvre Laurence Boccolini. Faudrait lui expliquer que la maternité n’est pas une maladie. Enfin, elle se sert de ça pour faire vendre son bouquin.

    Qu’elle mémoire pour se souvenir du sketche de Florence Foresti ! 😉

  4. Quelle dureté dans vos propos et envers cette femme!!
    Elle a peut être tout simplement eu besoin de coucher sur le papier tout se par quoi elle est passé, tout ce qu’elle a ressenti et ressent encore..Parce que ce parcours d’aide à la procréation assistée est un parcours du combattant. Vous êtes vous deja injectée des hormones tous les mois dans le but de peut être avoir enfin cet enfant que vous esperez? Sans parler de tous les effets secondaires.
    Elle ne parle pas au nom de toutes les femmes et il est evident qu’on peut être femme sans être maman, mais c’est beaucoup plus facile à accepter lorsque c’est un choix..il s’agit d’un veritable travail de deuil et l’ecriture peut faire partie du processus.
    Alors que les femmes qui trouvent que les enfants ne representent que des « soucis » se rejouissent de ne pas être mère mais laissez au couple qui desirent de toutes leurs forces donner la vie, crier leur desespoir à la face du monde.
    Laurence Boccolini raconte tout simplement la souffrance de nombreux couples en France, elle ne culpabilise personne, elle raconte un travail de deuil avec toutes ces etapes et elle a le merite de le faire avec beaucoup d’humour.
    Ce livre m’a fait du bien, je m’y suis retrouvée et si cela peut permettre a certains (je dis certains car cela ne concerne pas que la femme mais bien le couple) de traverser cette terrible epreuve et bien tant mieux..
    Pour conclure continuez donc à profiter de vos grasses matinées, à faire la fête tous les soirs si cela vous chante, chacun sa manière de trouver un sens à sa vie…

  5. Concernant le sketch de florence Foresti, il est très drôle, c’est vrai.
    Elle l’a sans doute écrit il y a quelques années lorsqu’elle ne ressentait pas encore ce besoin de devenir maman. Ah oui c’est vrai, n’a-t-elle pas eu un enfant en 2007? Fini les grasses matinées, les soirées tranquilles entre amis, les vacances improvisées.. Il serait intéressant d’aller lui demander ce qu’elle en pense aujourd’hui…maintenant qu’elle a donné la vie.. A bon entendeur

  6. Paquier : Je ne me serais pas permise d’écrire un tel article, si j’avais des enfants.

    Oui, je sais ce que c’est que de passer par la FIV. Tout ce que j’évoque dans ce billet je l’ai vécu. Donc, je peux en parler.

    Et mon sentiment, c’est que les personnes témoignent de ce parcours dans les termes qui sont les leurs ne font que culpabiliser les femmes qui n’ont pas eu la joie de vivre une grossesse et leur laisse croire qu’elles sont des handicapées de la vie. Alors qu’il faut simplement accepter sa situation. La vie vaut le coup d’être vécue avec ou sans enfant. Il faut regarder le « bon côté des choses » pour assumer sa condition. A quoi sert de ressasser son malheur ou d’envier les autres ? A part s’auto-flageller ? Quand on a épuisé tous les recours et bien il faut accepter l’inévitable et continuer à vivre !

    Je suis heureuse pour vous que le livre vous ai apporté quelque chose.

    Quand Laurence Bocollini dit :

    ” Une maladie, une mort, une fin de vie…”

    Ben non, la grossesse n’est pas une maladie. On ne meurt pas de stérilité. La terre ne s’arrête pas de tourner pour autant, la vie n’est pas finie.

    C’est pousser le bouchon un peu loin.

    Pour ce qui est du skeckche de Florence Foresti : Il faut savoir rire de tout. Je pense que beaucoup de mamans se sont retrouvées dans celui-ci, ce n’est pas pour autant qu’elles lui ont jeté des tomates. Oui, elle a un enfant aujourd’hui… Et après ? Elle doit rire quand elle a une copine au téléphone et qu’elle surveille sa gamine en même temps. Elle doit se retrouver dans son sketche.

    A force de faire croire que la stérilité est le plus grand malheur de la terre, on va finir par revenir en arrière et interdire aux femmes le droit à l’avortement. Car voilà une des causes de la stérilité. Et on expliquera aux femmes que c’est pour leur bien. Car après elle risque de ne pas avoir d’enfant voulu.

    Pourquoi ma vision de la stérilité féminine vous dérange-t-elle ? Parce que je ne me plains pas sur mon sort ? Parce que j’ai accepté avec philosophie cette épreuve ? Mais on se console comme on peut non ? Moi chaque fois que l’envie m’en prend, je fais ma valise et je pars quelques jours. Et là je me dis : « Chouette pour moi, avec des enfants je n’aurais pas pu le faire ». Ben, oui, je regarde le verre a moitié plein plutôt que de le voir à moitié vide. 😉

  7. Bien sûr que la vie vaut le coup d’être vécue même sans enfant, je suis tout à fait d’accord avec vous.Et heureusement!!!

    Ce n’est pas que je sois foncièrement en désaccord avec vous mais je trouve les mots très durs et le jugement porté sur cette femme aussi.

    Je suis psychologue de formation, j’ai suivi des couples en difficultés et je traverse moi-même actuellement cette epreuve. Le deuil est long et difficile et surtout très personnel. Vous avez apparemment fait le deuil de cette situation, et je m’en rejouis pour vous mais vous ne pouvez blâmer ce qui ne l’ont pas fait ou qui sont en train de le faire..Il ne s’agit pas ici d’affirmer des vérités mais l’on parle d’experiences personnelles, que chacun vit avec son vécu, son baguage emotionnel et affectif.

    Je trouve que vous faites des raccourcis un peu moralisateurs : « A force de faire croire que la stérilité est le plus grand malheur de la terre.. ». Il ne s’agit pas encore une fois de faire « croire » des choses aux gens, c’est une réalité, c’est son histoire telle qu’elle l’a vécu. C’est Sa verité.Vous ne l’avez pas apparement vécu ainsi et sans doute cela explique-t-il que vous n’ayez pas été touchée par son discours ou tout simplement, vous êtes passée à l’etape suivante et preferer ne pas regarder en arrière..
    C’est très bien mais pensez quand même à ceux qui n’en sont pas encore là, vos mots sont durs.

    Encore une fois, c’est un travail de deuil, qui comprend une phase depressive par laquelle vous êtes peut être passée (ou pas d’ailleurs) mais il ne fait aucun doute que Laurence Boccolini va continuer d’avancer et qu’elle tiendra peut être un jour le même discours que vous (ou pas..). Ce que je veux dire c’est que votre histoire n’est pas la sienne et que l’on ne peut pas se servir du simple temoignage d’une femme qui souffre pour faire un debat sur la sterilité.

    Personne n’a raison, personne n’a tort.. On est dans le subjectif, dans l’intrinsèque, dans l’intimité…
    Vous dites que vous avez accepté cette epreuve avec philosophie, peut être pas tant que ça puisque les femmes qui continuent d’en souffrir et qui le disent semblent vous déranger.
    Réjouissez vous donc d’avoir dépassé tout çà, mais un peu de compassion à l’egard de ceux ou celles qui n’en sont pas là vous apaiserait peut être.

    Voilà pour conclure, car je ne suis pas en train de débattre de la sterilité, son temoignage m’a touché et je lui souhaite de tout coeur de terminer ce travail de deuil et de pouvoir comme vous se réjouir de tout ce qu’elle n’aurait pas fait si elle avait eu cet enfant.

  8. J’ai omis de parler du plus important : la photo choisie en illustration.

    Je la trouve, comment dire? Assez tourmentée. Et j’espère vivement pour vous qu’elle « n’illustre » pas exactement votre vie comme vous dites parce qu’elle fait un peu peur..
    Je trouve pour ma part l’image utilisée par Laurence Boccolini (celle de la cigogne qui a perdu son adresse) beaucoup plus apaisée et pleine d’humour. Celle que vous avez choisie devoile plutot un conflit non resolu, c’est très agressif. Pauvre cigogne!!!

  9. Laurence Boccolini transforme sa souffrance en best-seller.

    Si c’est un bon bouquin, avec prétentions littéraires et tout le tralala, elle a eu raison de l’écrire. Tous les sujets et tous les vécus sont intéressants car ils trouvent leurs lecteurs.

    Si ce n’est pas un livre, mais un produit marketing, Arlette, tu nous conseillerais pas plutôt un classique qui traite du même sujet ?

  10. Je ne suis pas sûr que les hommes vivent mieux de ne pas procréer. Peut-être qu’ils en parlent moins tout simplement.
    Pour mon meilleur ami qui a dépassé la quarantaine sans progréniture, il m’avoue souvent que c’est le drame de sa vie, mais il ne va pas le manifester, hormis à son meilleur pote.
    Sur le coup, je suis un peu d’avis avec Médor à propos de la transformation de la souffrance en bouquin. Une bonne séance chez le psy est peut-être suffisante et plus discrète qu’un livre.

    HS : sympa de voir une image du concours mangeur de cigogne pour illustrer ton billet. J’ai même vu que ma page était revenue bien classée sur LA requête :)

  11. @Paquier : Ce n’est pas les femmes qui souffrent qui me dérange, c’est la mise en avant de cette souffrance pour faire du chiffre d’affaire.

    Toutes les expériences sont personnelles. Si ce n’était pas le cas de Macha Mérill, ou de Laurence Boccolini mais celui de Mme X on en parlerait pas. Chacun le vit à sa manière, personne ne peut rien vu que c’est une démarche personnelle. Je ne fais que constater qu’en médiatisant ces cas on laisse sous-entendre qu’une femme sans enfant c’est une femme « hors norme » et qui passe sa vie a souffrir.

    Pourquoi n’avons pas les témoignages des hommes dans la littérature ? Pourtant comme le souligne Laurent, pour les hommes aussi c’est une souffrance. Il y a un vide. On peut aussi se lamenter sur leur sort non ? J’en conclu qu’ils sont plus pudiques que les femmes. Ils ont compris qu’ils faut qu’ils fassent avec, et que la souffrance est une affaire personnelle.

    Autant je peux comprendre des biographies de femmes ayant traversé des épreuves comme par exemple : Brulée Vive de Souad, vu que cela ouvre les yeux -non pas sur 1 destin en particulier- mais sur les conditions de vie de beaucoup de femmes. Autant, actuellement la stérilité est vendeur. Sinon, nous n’aurions pas deux livres, en moins d’1 mois qui traite du même sujet.

    Et pour ce qui est de la relation : Avortement/stérilité, vu que vous avez des études de psychologie, vous devez bien connaitre le processus.

    On fait culpabiliser les femmes sur le sort de celles qui n’ont pas réussi à faire des enfants. Quand la mayonnaise a bien pris, on dit : « On supprime le droit à l’avortement car il y a des risques pour la femme de ne plus avoir d’enfant. C’est pour le bien être des femmes qu’on le fait. Rendez-vous compte, si vous avez recourt à l’IVG vous prenez le risque d’être stérile. » Et hop, la pilule est passée.

    Me dire que vous me trouvez assez tourmentée à cause de la photo en illustration. Désolée, mais là c’est de la psychologie à 2 balles ! Un psychologue ne se base pas sur un fait pour faire une interprétation. De même il doit régler ses problèmes personnels avant d’aider les autres.

    Je vous invite à relire la conclusion de mon billet !

    Médor je doute que le livre devienne un best-seller 😉

    Et dans la littérature classique je n’ai pas encore trouvé de livre qui traite de la réelle souffrance des femmes stériles, par contre il y a des écrivaines qui n’ont pas eu d’enfant et qui parlent de leur vie. Mais, elles ne s’étalent pas sur leur chagrin, mais plutôt parle de ce qu’elles ont réalisées dans leur vie, sans occulter cette fêlure. Par exemple Karen Blixen

    HS : Laurent je me souviens bien de l’illustration, mais je suis pas arrivé à retrouvé le mangeur. J’ai trouvé marrant en cherchant « cigogne » de retomber sur cette image. Ils ont la vie dure les mangeurs de cigognes ! :)

  12. Par contre, pour les futurs parents recommande chaleureusement la lecture de :
    Parents – Enfants – L’accompagnement Global de Paloma Chaumette.

  13. Arlette

    Je trouve vos conclusions rapides concernant le manque de temoignage d’hommes sur ce sujet, ils ne « font pas avec » plus que les femmes, simplement c’est plus tabou chez l’Homme, d’autant qu’on constate actuellement que la sterilité est plus souvent masculine que féminine. Ils sont peut être plus pudiques mais souffrent autant.

    Concernant Laurence Boccolini, je ne pense qu’elle ait ecrit ce livre pour « faire de l’argent » ni qu’elle ait la prétention de faire un essai « littéraire ». Vous vous « dissertez » sur le sujet alors qu’elle ne redige qu’un temoignage, ce n’est pas comparable.

    Effectivement la sterilité est peut être un sujet vendeur parce que de plus en plus de couples sont concernés (c’est un phenomène de societé) et qu’ils osent enfin en parler. Maintenant libre à chacun d’acheter ou non les livres qui paraissent..N’oublions pas non plus que l’objectif d’un editeur est que ses livres se vendent et donc autant choisir des sujets qui intéressent. S’il y a des lecteurs c’est qu’il y a matière..

    Par rapport à l’avortement, je ne vois pas ce qu’il vient faire ici, c’est vous qui faites un rapprochement entre le deux, il ne me semble pas l’avoir évoqué, c’est un autre problème.Pourquoi evoquer la suppression du droit à l’avortement? Je ne comprends pas le lien..

    Par ailleurs, concernant la photo, sachez que l’interpretation des dessins fait partie integrante des techniques utilisées en psychologie.De plus, un psychologue n’est ni magicien ni devin donc s’il ne se base pas sur des faits, sur quoi d’autre se base-t-il? Je ne lis pas encore dans les boules de cristal..Il me semble que vous avez été touchée par mon propos, ce n’etait pas le but, aussi il serait plaisant de rester courtois, je ne fais qu’exprimer, comme vous le faites, un avis..Mon but n’etait pas non plus de vous aider en quoi que ce soit et pour ma part, merci mais je fais ce qu’il faut concernant mes problèmes. En revanche, vous devriez faire quelquechose, quelle agressivité!!!

    En resumé, vous ecrivez sur un site ou vous êtes susceptibles de recevoir des avis ou des réponses mais vous ne les acceptez pas..Je stoppe donc ici mon propos et vous laisse disserter avec des gens qui pensent comme vous. Je pense que je me suis trompée d’endroit.

  14. Ils ont la vie dure les mangeurs de cigognes !
    mangeur de cigone est invariable !!!! Aïe aïe aïe, tu as la mémoire qui flanche 😛

  15. En revanche, vous devriez faire quelquechose, quelle agressivité!!!

    Les propos d’Arlette n’ont rien d’agressif. En revanche cette manie de se sentir agressé à chaque fois qu’on lit une contradiction me paraît suspecte. Vous pourriez en parler à l’un de vos confrères.

    Je pense que je me suis trompée d’endroit.

    C’est probable. Voici un lieu virtuel dans lequel vous vous sentirez plus à l’aise : http://www.psychologies.com/ bonne continuation !

  16. Bon je reviens pour parler de Laurence Boccolini :

    Moi quand je lis :

    avec la légalisation de l’avortement, a un peu induit les femmes en erreur. On aurait dû dire «Pas d’enfant, si je n’en veux pas».

    Là c’est un discours limite moralisateur pour les femmes qui doivent avoir recours à l’avortement.

    Ainsi que :

    Mais aujourd’hui, j’échangerais bien tout ça contre un enfant, avec mon bras droit et ma jambe gauche en prime!

    Je me dis que mon analyse est bonne. Tenir ce genre de propos légitime les associations telles que « Arche de Zoé »…

    Je ne vais pas pleurer sur son sort, d’autant qu’elle a attendu 40 ans pour choisir d’avoir un enfant. Il faut vraiment être écervelée pour ne pas savoir qu’à partir de la quarantaine c’est beaucoup plus dur pour d’être enceinte. Même sans être stérile.

    source : 20 minutes

    Je suis d’ailleurs surprise qu’elle est trouvé des médecins qui acceptent de pratiquer des FIV. Il faut savoir qu’à partir de 38 ans, les médecins sont assez réticents pour cette pratique. Alors à 40 n’en parlons pas.

    Ce n’est donc pas un témoignage pour les femmes qu’elle veut faire passer dans son livre, mais bel et bien une séance de psychothérapie.

    Eric Naulleau ne s’y est pas trompé. Même si je reconnais que ce dernier est souvent polémique 😉
    http://fr.youtube.com/watch?v=hsNWvqF6HSo

  17. Je suis surprise par le rapprochement qui est fait ici entre stérilité et IVG. Tous les documents sérieux que j’ai vus disent que statistiquement une IVG faite dans de bonnes conditions médicales n’a pas d’impact sur la fertilité (et par ex. les femmes ayant avorté avant d’avoir des enfants ont en moyenne par la suite le même nombre d’enfants que celles du même âge n’ayant pas avorté…) Donc l’argument me semble curieux, il n’y a guère que chez les anti-IVG que j’avais vu jusqu’ici

    Pour le fait d’ « attendre 40 ans pour choisir d’avoir un enfant »: peut-être n’a-t-elle rencontré un homme voulant un enfant que tardivement ? On ne va quand même pas reprocher à L. Boccolini de ne pas avoir fait un enfant « dans le dos » au premier venu… Et la médiatisation de certaines maternités tardives (par ex. l’actrice Marcia Cross), sans mentionner le fait que cela vient probablement d’un don d’ovocytes, peut sans doute créer des illusions chez certaines.

    J’ai feuilleté ce bouquin, ça ne révolutionnera sûrement pas la littérature, mais déjà si ça peut permettre de fermer leur clapet à certaines personnes qui n’ont que ça à faire de harceler les couples sans enfants de leur entourage à coups de « c’est pour quand le bébé ? », « vous avez perdu le mode d’emploi ? », etc. et autres remarques parfaitement crétines (que le couple ait des problèmes d’infertilité ou qu’il n’ait tout simplement pas envie d’avoir des enfants), ça sera toujours ça de fait…

    Quant aux remarques du type « accepter son destin », honnêtemet je pense qu’elles seront d’une parfaite inefficacité vis-à-vis des personnes concernées… C’est un cheminement qui est sans doute lent et on n’apprend pas de l’expérience des autres.

  18. Vous pensez que c’est un argument des anti-IVG le problème de la stérilité suite à un avortement ? Je vous invite a en parler avec un gynécologue ! Vous serez surprise de la réponse.

    Ne pas mentionner que sa grossesse est du à un don d’ovocyte ? Mais je trouve que c’est tout à fait normal. Pourquoi les peoples devraient obligatoirement nous raconter leur vie et comment elles sont parvenues à être enceinte ? De quel droit ? Don ou pas don, on sait très bien qu’une maternité au delà de 40 ans est une grossesse à risque. Il y a des femmes qui ont des enfants naturellement à 45 ans. C’est exceptionnel mais cela arrive. Et encore plus exceptionnel avec la FIV.

    Pourquoi Laurence Boccolini a attendu d’avoir 40 ans ? Suivez donc le lien que j’ai mit vers l’article de 20 minutes… Je n’invente rien :

    Pourquoi, dans votre cas, avoir attendu 40 ans?

    Je ne voulais pas faire un enfant toute seule, j’attendais de rencontrer l’amour. Et puis, à l’âge de 30 ans, je commençais à animer une émission à la radio. Si je partais en congé maternité, j’aurais perdu mon boulot, c’est clair. Mais aujourd’hui, j’échangerais bien tout ça contre un enfant, avec mon bras droit et ma jambe gauche en prime! Il faut se faire plus confiance, ne pas attendre le moment idéal.

    Ce n’est pas le livre de cette people qui empêchera l’entourage des femmes de poser les questions rituelles : Alors c’est pour quand ?

    Bien sûr que c’est un cheminement personnel pour faire son deuil. Mais on peut rester positif non ? Personnellement je préfère dire aux femmes stériles : Attention, ne pleurez pas sur votre sort, la vie continue… Plutôt que de leur dire : « Oh, oui, c’est un grand malheur ! Qu’est-ce que vous devez souffrir ! Je compatis ! » Car dans ce cas j’estime que ce n’est pas leur rendre service.

    Et qu’apportera l’expérience personnelle de Laurence Boccolini dans l’affaire ? Rien aux autres femmes. Puisque chaque cas est particulier. Chacune le vivra de façon différente.
    Parce que justement comme vous le dites : « C’est un cheminement qui est sans doute lent et on n’apprend pas de l’expérience des autres. »

    Vous avez une autre solution que de dire aux femmes d’accepter leur destin ? Moi, je veux bien que l’on ne leur dise pas cela. Mais quand toutes les options se sont soldées par un échec il faut leur dire quoi ? : Persévérez peut-être que dans 10 ans la science aura fait des progrès et vous pourrez avoir un enfant pour votre retraite ? Je sais bien que l’espérance de vie augmente chaque année, mais enfin la fertilité des femmes de s’allonge pas pour autant !

    Faut regarder les choses en face : Les messieurs peuvent encore se permettre la fantaisie d’être père à 70 balais (et même plus), mais les femmes au delà de 45 (et encore pas pour toutes), cela devient quasiment « mission impossible » . (Sauf a aller en Italie et trouver un gynéco qui veut jouer les Frankenstein).

  19. C’est pas moi qui le dit, c’est un médecin :
    La pilule permet d’éviter les interruptions volontaires de grossesses (IVG), lesquelles sont pourvoyeuses de stérilité.
    Source e-santé

  20. Je pense que beaucoup de choses ont été dites sur un sujet qui peut être très douloureux, mais j’aimerait ajouter que concernant les hommes et leur « besoin » d’être père ou pas, une chose les différencie fondamentalement des femmes: c’est le fait qu’ils peuvent faire des enfants quand ils veulent, quel que soit leur age…
    Mère Nature ne leur donne pas de limite de temps et leur stock de spermatozoides est infini (la majeure partie du temps évidemment).

    Il leur est possible de procréer sans se soucier de l’enfant lui-même (ils n’ont pas à le porter et ne subissent aucune des « contraintes » dues à la grossesse: le poids, le changement hormonal, les désagréments plus ou moins graves ou durables que cet état peut entrainer…)
    C’est vraiment bilogique et inscrit dans nos gênes, quel que soit notre couleur ou nos convictions politiques et cela explique sans aucun doute une attitude diffèrente sur le fait de donner la vie.

    Mon commentaire n’a rien de féministe ou de fataliste c’est une simple constation.
    Ce qui fait des femmes des possibles mères, sans pour autant les réduire à cela.

    J’ai eu une chance inouie de faire mes enfants lorsque j’en ai eu envie, à 20 comme à 40 ans, mais je compatis très sincèrement avec les femmes dont le désir d’enfant ne peut être exaucé, ce n’est pas une douleur comme les autres que celle de ne pas pouvoir donner chair à l’amour que l’on se porte l’un à l’autre…
    Et donner la vie, c’est magique, personne ne peut dire le contraire…

  21. Là je te rejoins Nathalie c’est sur ton analyse sur le désir d’enfant pour les hommes 😉 C’est une piste. Mais je reviendrais sur le sujet demain, ce soir j’ai pas le temps.

    Je n’ai jamais dit que ce n’était pas une souffrance pour les femmes de ne pas enfanter, je dis simplement qu’il faut savoir accepter (même si c’est dur) pour ne pas vivre continuellement dans la souffrance.

  22. « Vous pensez que c’est un argument des anti-IVG le problème de la stérilité suite à un avortement ? Je vous invite a en parler avec un gynécologue ! Vous serez surprise de la réponse. »

    Il y a aussi des gynécos qui disent des bêtises plus grosses qu’eux sur certains sujets (par exemple sur le stérilet, voir le site de Martin Winckler à qui je fais beaucoup plus confiance sur le sujet).

    Chacune ses sources, voir par exemple:

    http://www.svss-uspda.ch/fr/facts/complications.htm

    « Ne pas mentionner que sa grossesse est du à un don d’ovocyte ? Mais je trouve que c’est tout à fait normal. Pourquoi les peoples devraient obligatoirement nous raconter leur vie et comment elles sont parvenues à être enceinte ? De quel droit ? »

    Je ne parle pas des « people », mais plutôt des médias qui nous rebattent les oreilles de ce genre de choses, et qui pourraient mentionner de temps en temps que la fertilité après 43-44 ans est quelque chose de très rare… (et que le don d’ovocyte ou les mères porteuses sont assez courants chez les stars hollywodiennes, mais beaucoup moins accessibles, ou illégaux en ce qui concerne les mères porteuses, en France…)
    Il y a aussi beaucoup de gens qui découvrent un peu tard qu’il est en général nettement plus difficile d’adopter à 45 ans qu’à 30 ans (hormis quand on s’appelle Johnny Hallyday ou assimilé :-) ) et que donc si on attend d’avoir épuisé toutes les possibilités de PMA avant de songer à l’adoption, on risque de se retrouver là aussi bloqué par des questions d’âge.

    « Pourquoi Laurence Boccolini a attendu d’avoir 40 ans ? Suivez donc le lien que j’ai mit vers l’article de 20 minutes… »

    Je l’ai suivi. Ele parle de sa carrière, mais elle dit aussi:

    « Je ne voulais pas faire un enfant toute seule, j’attendais de rencontrer l’amour. »

    « Ce n’est pas le livre de cette people qui empêchera l’entourage des femmes de poser les questions rituelles : Alors c’est pour quand ? »

    De toute façon, il faudrait plus qu’un livre pour empêcher les gens d’être idiots et de se mêler de ce qui ne les regarde pas…

    « Bien sûr que c’est un cheminement personnel pour faire son deuil. Mais on peut rester positif non ? Personnellement je préfère dire aux femmes stériles : Attention, ne pleurez pas sur votre sort, la vie continue… »

    Mouais. J’aurais tendance à penser que souvent ça doit faire comme pour les dépressifs à qui on dit « tu devrais te bouger, ne pas t’apitoyer sur ton sort », etc.: c’est sans doute rationnel en soi, mais ça ne fait que les enfoncer un peu plus (si c’est perçu comme une négation de leur souffrance) tant que l’envie de s’en sortir ne vient pas d’eux-mêmes…

    Au sujet de l’attitude des hommes concernés par l’infertilité: Nathalie a raison sur le fait que dans la plupart des cas, les hommes ne sont pas autant concernés car ils n’ont pas les mêmes limitations d’âge. Cela dit, il y a aussi des hommes complètement stériles (azoospermie par exemple), et dans ce cas ça peut être très mal vécu, les hommes en question s’expriment moins sans doute aussi parce que dans l’esprit de beaucoup de gens l’infertilité est forcément féminine (y compris pour certains gynécos, qui prescrivent force examens et traitements à madame avant de faire faire le moindre spermogramme à monsieur….), et parce qu’il y a parfois des amalgames « infertilité= perte de virilité »…

    Et par ailleurs, il y a aussi le fait que dès 3 ou 4 ans, on parle aux petites filles du fait qu’elles seront mères un jour (il n’y a qu’à voir les rayons jouets des magasins: poupées et tous les accessoires qui vont avec) alors que la plupart des garçons ne sont pas élevés dans cet état d’esprit. Mais des hommes qui angoissaient à l’idée de ne jamais être pères, soit pour cause d’infertilité chez eux ou leur compagne, soit parce que celle-ci ne voulait pas d’enfant et qu’ils en voulaient, j’en ai croisé un certain nombre…

    Pour revenir sur une remarque antérieure:
    « Je suis d’ailleurs surprise qu’elle est trouvé des médecins qui acceptent de pratiquer des FIV. Il faut savoir qu’à partir de 38 ans, les médecins sont assez réticents pour cette pratique. Alors à 40 n’en parlons pas. »

    A voir les témoignages sur des forums du type auféminin ou doctissimo, ce n’est pas si rare: les FIV sont remboursées par la Sécu jusqu’à 43 ans, et si elle avait des taux hormonaux corrects elle a sans doute pu trouver des médecins près à tenter une FIV jusqu’à cet âge (d’autant plus qu’elle doit avoir les moyens financiers d’assumer d’éventuels dépassements d’honoraires).

  23. les FIV sont remboursées par la Sécu jusqu’à 43 ans

    Ah c’est remboursé ? C’est intéressant ! Je viens d’apprendre que mes cotisations ont permis à la grosse Boccolini d’écrire un autre bouquin, au lieu d’aller par exemple à la recherche contre le sida ou le cancer. Certes, je préfère ça plutôt que les voir transformées en frais de réception chez la mère Dati, mais tout de même…

  24. Médor: vous pouvez toujours émigrer aux Etats-Unis, où les couples paient tous les traitements de PMA de leur poche, ceux qui ont beaucoup d’argent peuvent aller jusqu’à choisir sur catalogue des mères porteuses ou des donneuses d’ovocyte et les plus pauvres n’ont que leurs yeux pour pleurer (y compris pour des pathologies facilement curables comme par ex. un excès de prolactine).

  25. @Médor : Oui c’est remboursé (ou plutôt pris en charge à 100 %). Heureusement pour les couples, car il y a plus de 10 ans cela coutait environ 300 KF (soit 45 K€) par tentative. Donc j’imagine que cela n’a pas baissé. Mais la sécu ne prends en charge que 4 tentatives !

    Ce qui coute le moins cher c’est la collecte du sperme, parce la cabine ne prévoit que quelques magazines pornos mais pas d’assistante :(

    Mais tu es limité à 4 tentatives. Et quand on sait qu’une femme de 25 ans à plus de chance de tomber enceinte de façon naturelle qu’une de 40, et que même de cette manière le taux de réussite est de 25 % par tentative, et qu’avec une FIV elle est de 15 %… Tu comprends facilement qu’une femme de 40 ans qui arrive a être enceinte via cette méthode c’est rare. De l’ordre de 2 % . Dans les débuts de cette méthode on réimplantait tous les embryons. Maintenant on en réimplante que 3 aux maximum.

  26. Je viens de chercher des infos au sujet du coût, et visiblement ça n’a plus rien à avoir avec ceux que vous mentionnez (qui me paraissent exorbitants !!):

    http://tpesterilite.bonnet-ribeau.net/Stat0.htm

    Ce site parle d’environ 2700 euros.

    http://www.imr-marseille.com/securite_sociale.htm

    Ce site parle d’environ 2200 euros.

    Pour le taux de succès, il semble que ce soit un peu amélioré, la plupart des sites parlent d’un taux d’environ 20%, voire un peu plus en cas de FIV ICSI. Mais d’un site à l’autre ça varie pas mal (sans doute aussi parce que certains comptent les grossesses et d’autres les accouchements…) Pareil pour les FIV après 40 ans, les résultats cités varient beaucoup (certains parlent de 15% de réussite et d’autres de 5%…)

    « Dans les débuts de cette méthode on réimplantait tous les embryons. Maintenant on en réimplante que 3 au maximum. »
    Oui, les médecins ont fini par se rendre compte qu’une grossesse de plus de 3 embryons créait ensuite de gros problèmes (risques de prématurité, fausses couches…) D’ailleurs je crois que maintenant ils en implantent plutôt 1 ou 2 (vu que même les grossesses triples sont très risquées).

  27. Ben comme quoi cela a évolué. Je peux vous scanner les relevés des remboursements de Sécurité Sociale de mon époque… La première piqure coûtait déjà 150 €… Vous rajoutez dessus les autres piqures, 1 intervention sous anesthésie générale pour la ponction des ovocythes (avec 5 ou 6 personnes autour de vous : Anesthésiste, gynéco et cie)… + les frais du laboratoire… J’ai quelques doutes sur le prix de 2 200 € pour 15 jours de traitement….

    Il ne faut pas confondre le taux de fécondité et le taux de nidation !

    La fécondation ne réussit déjà que dans 57% des cas contre 84% dans un cycle naturel.

    Enfin la nidation pose également de sérieux problèmes, puisqu’elle a lieu dans 9% des cas contre 32% lors d’une fécondation naturelle.

    Source : Médisite

    Ce qui réussit en éprouvette ne réussit pas forcément au développement d’un foetus IRL.

    Ca faut aussi le dire aux femmes ! Et quand vous avez 40 ans c’est plus dur que lorsque vous en avez 25. Même au naturel c’est le même processus.

    Il est bien connu que les femmes enceintes naturellement à 40 balais ont plus de risque de fausses-couches qu’une femme de 25 !

    Mais visiblement puisque les témoignages apportent quelques choses aux femmes : C’est décidé, je vais écrire un livre sur mon vécu. Car en matière de maternité/stérilité/gynécologie /adoption je dois être un cas « à part »… En faisant le bilan, je m’aperçois que ce qui me manque c’est seulement une grossesse à terme ! Tout le reste, j’ai est fait l’expérience !

    Allez zou ! Sur ce, je pars rédiger mon livre 😉

  28. Excusez moi mais j’ai quelques doutes quant à la véracité des informations données sur le site en premier lien de votre commentaire. Quand on peut lire dans les témoignages :

    Regrettez-vous de ne pas avoir pu en bénéficier ?
    – Oui. En 1962, la technique médicale était peu développée, de plus, l’église catholique excommuniait ceux qui la pratiquaient, or nous sommes croyants et engagés. Nous nous sommes donc tournés vers l’adoption.

    Et que l’on sait que le premier bébé éprouvette Louise Brown est née en 1978 … il est certain qu’en 1962 même pas on imaginait une telle technique.

    Même la pilule n’était pas encore autorisée en France ! Vu qu’elle n’a été autorisée qu’en 1967… Alors ne parlons pas de la FIV 5 plus tôt !

  29. Médor: vous pouvez toujours émigrer aux Etats-Unis, où les couples paient tous les traitements de PMA de leur poche

    Tu permets, oui ? Il s’agit d’argent qui sort directement de ma poche, je prends donc le droit de commenter son utilisation dans le pays dans lequel je cotise, c’est à dire en France. Je ne suis pas très sensible au discours du genre « La France, aimez-la ou quittez-là », je te suggère donc de le garder pour des assemblées plus, euh, extrêmement réactionnaires, disons.

    En l’occurence, craquer du pognon pour satisfaire les pulsions de mémère qui n’a pas été foutue de gérer sa vie (je ne parle pas en général, je parle du cas Boccolini qui a choisi de se goinfrer à 30 ans et pleure à 40 parce qu’elle ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre, pourquoi devrais-je payer pour ce genre de changement d’avis ?) et, surtout, qui ont toutes les chances d’aboutir à un échec, je trouve cela parfaitement abusif et anormal.

    D’autant plus qu’en matière de santé, il y a des problèmes un peu plus sérieux que les frustrations des animateurs radio et télé, fussent-elles publiées en grande pompe. On devrait exiger que l’intégralité des droits d’auteur de son bouquin repartent direct à la Sécu.

  30. On devrait exiger que l’intégralité des droits d’auteur de son bouquin repartent direct à la Sécu.

    Désolée encore une fois de réagir par rapport à mon expérience, mais Médor pour aller dans ton sens je dirais : Que le montant de la vente aille à la SS… La différence est énorme.

    Car pour un livre que tu vas payer : 10.55 € il y a 1 € seulement qui ira à l’auteur… 0.55 € qui va à l’état (la TVA) et 9 € dans la poche de l’éditeur. Et oui ! Si tu achètes le livre Médor, tu ne participeras qu’à concurrence de 1 € au surpoids de Laurence, le restant c’est l’éditeur qui se gave pour payer tous les intermédiaires.

    Et je suis assez copine avec des éditeurs et des écrivains pour connaitre le processus. Donc inutile de me sortir des liens qui disent tout et son contraire !

  31. Certes mais l’édition, l’imprimerie, la distribution, tout ça, ça fait bosser des gens donc c’est bon pour l’emploi, et il faut bien payer le papier. Que mes sous servent à faire travailler l’industrie du livre ne me dérange pas, au contraire. Et tous ces gentils travailleurs n’y sont pour rien, on va pas les faire marner à l’oeil !

  32. Que dire ?
    Chaque souffrance est ressentie individuellement alors peut-etre que toi tu vis bien le fait de ne pas avoir d’enfants et heureuse pour toi mais ne juge pas s’il te plait les femmes qui souffrent terriblement de ne pas pouvoir avoir d’enfants !
    Bien sur que la vie ne s’arrete pas à avoir un enfant ou pas mais chaque histoire est propre à celui qui la vit et si l’autre le vit mal pourquoi n’aurait-elle pas le droit de le dire ?
    En quoi cela est-il interdit ou choquant d’exprimer sa douleur ?
    Quant à l’homme ça c’est moins sur qu’il n’en souffre pas !
    Je connais un ami qui souffre beaucoup que sa femme n’a jamais pu avoir d’enfant il est resté avec elle car il l’aimait et ça c’est vraiment de l’amour ! mais oui il souffre et il a souffert que sa femme ne lui donne pas un enfant
    Je crois que les hommes sont peut-etre plus pudiques que les femmes et s’expriment moins sur ce sujet là et de ce fait on en conclue à toute allure qu’ils sont plus détachés de cela mais je ne vois pas pourquoi ils le seraient !
    ils sont aussi humains et éprouvent comme la femme des souffrances communes !
    Et pourquoi les hommes qui sont stériles seraient-ils alors quittés par leur femme ou amies ?
    Faut-il se poser la question alors et te dire que cela ne concerne pas que la douleur féminine !
    Mais vraiment chacun ressent le manque ou pas le manque de ne pas avoir d’enfants je crois !
    Cerise

  33. Ma question était : Peut-on être une femme sans être mère !

    Je ne dis pas que les femmes ne doivent pas souffrir, je dis simplement que « les grandes douleurs sont muettes ». Et que le sujet : « J’ai pas eu d’enfant j’en souffre » est très vendeur. Surtout quand on laisse entendre : « J’ai pas eu d’enfant donc je ne suis pas une femme à part entière ».

    Et bien non ! On peut être une femme sans avoir d’enfant.

    Les personnes a qui il manque un membre à la naissance par exemple, elles aussi c’est une souffrance. Pourtant généralement quand elles témoignent c’est pour dire que cela est devenu une force. D’un handicap on peut en faire aussi une force.

    Il ne sert à rien de pleurer sur son sort quand c’est inéluctable. Il faut savoir accepter son sort.

    Je n’ai pas dit que les hommes ne souffraient pas. Au contraire : Je leur reconnait le droit d’avoir eux aussi envie d’être parent. Mais force est de constater que l’on ne voit pas des livres à profusion de leur part disant : « Je ne supporte pas ma condition de non-père ».

    Ai-je dit que c’était un choix de ma part ? Ai-je dit que je n’avais pas passé des années à espérer ? Bien sûr, j’ai eu mon lot d’épreuve moi aussi. Mais enfin, après tu te poses 5 min, et tu t’aperçois que les larmes ne servent à rien. Donc il faut simplement accepter sa condition. C’est tout ce que je dis. Même si cela choque.

    Les livres tel que j’ai cité dans mon billet, ne sont pour ma part que du « Voici ou Gala » en volume. A quoi cela sert de témoigner : Oh la la j’ai pas d’enfant je souffre ? Perso, je préfère les livres qui disent :

    « Voilà, je n’arriverais pas a avoir d’enfant donc j’ai suivi tel cursus (FIV, adoption etc), cela a été dur, je me suis accrochée mais le bonheur est aujourd’hui au rendez-vous ». Au moins cela permet à d’autres femmes de voir que dans certaines situations il y a peut-être une solution pour elles aussi.

    Les livres Kleenex ne sont là que pour faire pleurer la ménagère de moins de 50 ans dans sa chaumière. Vu que cela n’apporte même pas un témoignage du genre : « Finalement j’ai trouvé une autre voix pour me sortir de ma dépression »… Non, c’est du style : « Pleurez sur mon sort je suis déprimée ».

  34. Voilà encore un exemple des dérives que l’on peut constater lorsqu’on laisse croire aux femmes qu’il n’y a qu’un but dans la vie : « Etre mère » !

    Mère à l’âge d’être grand-mère

    Ben, oui, passé 45 ans il faut aller à l’étranger et hop on revient passer sa grossesse en France ! Mais elles ont quoi dans la tête ces femmes ? Un poids chiche ! Elle pense à l’enfant (voire aux enfants) qui va naitre ?

  35. Bonjour!

    ma question je suis marié et je n’ai pas d’enfant, j’habite dans une île qui se surnomme l’ile Rodrigues, si une femme vous parle , la seul qustion vous n’avez pas d’enfant si vous ne pouvez pas en avoir , leur reponse votre mari doit épousé une Rodriguaise qui pourrais lui en faire. je vois cela c’est malsaint d’agir de cette façon.

    Pamela